| Plans et séquences |
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| Guide pratique - Tournage | ||||
| Vendredi, 16 Avril 2004 01:00 | ||||
Page 1 de 2 L’assemblage des différents plans constitutifs d’une séquence s’effectue généralement lors du montage, à moins d’opter pour la technique du tourné-monté grâce à laquelle le montage s’effectue au moment du tournage. Malgré cela, le monteur ne pourra qu’utiliser le vocabulaire mis à sa disposition pour construire son histoire. Il est donc impératif de tourner en pensant toujours au montage que l’on devra effectuer ensuite. Cela influe principalement sur le choix des axes de prises de vue, mais aussi d’une manière plus générale, sur ce que l’on choisit où non de montrer à l’image..
Plans et séquencesOn sait déjà que l’image animée n’est qu’une succession rapide d’images fixes assemblées les unes derrières les autres. L’image fixe est donc l’élément constitutif de base d’un film. L’utilisation des termes plan et séquence se retrouve à toutes les étapes de la fabrication d’un film, qu’il s’agisse ou non d’une fiction :
Nous irons même jusqu’à dire que les termes de plan et de séquence se retrouvent désormais dans le langage des critiques et des cinéphiles qui font référence à une séquence particulière d’un film ou encore décrivent un plan qui les aura particulièrement marqué. C’est bien la preuve que le langage cinématographique devient de plus en plus répandu et qu’il est absolument indispensable pour le réalisateur de le maîtriser au mieux.
Plans Un plan est constitué d’une succession continue d’images fixes, enregistrées par le caméscope en un lieu et un temps donné. Ainsi, à chaque fois que vous lancez l’enregistrement d’images avec votre caméscope, puis que vous l’arrêtez, vous enregistrez un nouveau plan sur la bande.
Séquences Ce sont ces plans qui vont être utilisés pour construire une séquence. On considère généralement qu’une séquence est constituées d’une succession de plans dont l’action se déroule dans un temps et un lieu donné. On parle également de continuité spatiale et temporelle. Concrètement, cela signifie qu’à chaque fois que l’on passe dans un lieu différent ou qu’il y a une ellipse temporelle, on passe à une nouvelle séquence. Ainsi, lorsqu’un personnage passe la pas d’une porte pour entrer ou sortir d’un lieu précis, on change de séquence. De même, si l’on est avec ce personnage dans sa chambre le matin et qu’on le retrouve sans transition dans cette même chambre le soir, on change de séquence afin de marquer l’ellipse temporelle. La raison de ce découpage en séquence est d’ordre pratique. Ainsi que nous l’avons vu précédemment, cela permet d’effectuer un dépouillement du scénario et d’organiser un plan de travail pour le tournage. En effet, il est possible que l’intérieur et l’extérieur de la maison de notre personnage ne soit pas tournés au même endroit, ni même peut-être la chambre et le couloir ! Le changement de séquence pour marquer une ellipse temporelle permet quant à lui de prendre en compte la différence d’éclairage entre le matin et le soir, ou encore le fait que notre personnage ait entre-temps changé de vêtements.
Plan-séquence Si vous êtes un tant soit peu familier de la terminologie cinématographique, vous avez certainement également entendu parler de plan-séquence. Dans ce cas précis, une séquence est entièrement composée d’un seul plan. C’est à dire que la caméra n’est pas éteinte une seule fois entre le début et la fin d’une action et qu’aucune coupe n’a été effectuée lors du montage. Le plan-séquence est même devenu une figure de style pour certains réalisateurs qui n’hésitent pas inclure des plans-séquence de plusieurs minutes dans leurs films. D’un point de vue pratique lors du tournage, le plan-séquence permet à priori de gagner du temps puisqu’il permet d’enchaîner toute l’action en un seul plan. Dans les faits, la réalisation d’un plan séquence est parfois très longue puisqu’elle nécessite une bonne organisation au préalable et souvent de nombreuses prises avant que tout ne se mette en place correctement.
Prises Il est souvent nécessaire de refaire plusieurs fois le même plan avant d’obtenir une version donnant pleinement satisfaction à l’ensemble de l’équipe, que ce soit d’un point de vue technique ou d’un point de vue artistique. On fait alors plusieurs prises successives d’un même plan. Avant d’être passé soi même derrière la caméra, on se demande parfois ce qui peut bien justifier de devoir faire autant de prises d’un même plan qui semblait pourtant simple. Il arrive en effet parfois qu’un plan pose problème et qu’il faille le recommencer une dizaine de fois, voire beaucoup plus dans certains cas. Cela est du au fait qu’il faut parfois la conjonction de nombreux paramètres pour qu’une prise soit réussie. D’un point de vue technique il peut ainsi être nécessaire de refaire une prise parce que le soleil passe derrière les nuages pendant le plan et change la luminosité. L’ingénieur du son peut demander une nouvelle prise parce que le passage lointain d’une voiture ou d’un avion rend le son inexploitable. D’un point de vue artistique, un des comédiens peut buter sur un mot ou une phrase de son texte. Un mouvement de caméra peut également s’avérer beaucoup plus complexe que prévu. Dans ces cas-là, plutôt que de s’engager dans une succession de prises ratées, particulièrement si le temps presse, il peut être judicieux de modifier un peu le texte du comédien, simplifier légèrement le mouvement caméra, ou encore revoir le découpage et couper un plan compliqué en plusieurs plans plus simples à réaliser. Ici encore c’est au réalisateur de faire preuve d’initiative et de leadership pour assurer la fluidité du tournage.
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Le scénario est découpé en séquences numérotées et fait parfois référence à plan précis lorsque celui nécessite une description particulière, par exemple : « Un plan de grue permet de suivre la progression de la jeune fille dans les escaliers ».